20.06.2006 | Julius Evola
Julius Evola (1898-1974) est un penseur italien du XXè siècle, très influent sur la droite moderne du pays. Théoricien du fascisme, Mussolini le rejetta après avoir salué ses travaux, pour lui préférer le philosophe Giovanni Gentile comme théoricien du fascisme. Néanmoins, la force, la violence et l'audace de sa pensée lui ont conféré une certaine aura et admiration de la part de certains en Italie.
Giulio Cesare Evola est né à Rome le 19 mai 1898. On sait peu de chose sur sa vie d'avant ses premiers écrits, sinon qu'il était descendant d'une famille de la petite noblesse sicilienne. Néanmoins il est certain qu'il trouva très tôt un intérêt particulier à toutes les manifestations de la pensée. Son enfance et son adolescence furent remplies par la lecture de romans, et une vive considération pour l'art. Il se penche également sur la philosophie. Les lectures qui le marquèrent à cette époque furent (comme il le raconte dans Il Cammino del Cinabro) : Oscar Wilde, Gabriele D'Annunzio, Michelstaedter, Weininger, et surtout Nietzsche).
Ses premières tentatives en tant que créateur dans le monde artistique sont caractérisées par une adhésion aux tendances les plus modernes. Intéressé par le dadaïsme, il contacte Tristan Tzara, et entretient avec lui une correspondance soutenue. Il devient alors un des premiers dadaïstes italiens, se consacrant à la peinture et à la poésie. Il se lie également au futurisme et à son créateur Filippo Marinetti. Dès cette époque néanmoins se prononce chez lui une tendance vers la religion, ou plutôt le « religieux », dans un sens très général, la transcendance.
En 1917 (il a alors 19 ans), il participe comme officier d'artillerie à la Première Guerre mondiale. S'il n'est pas alors nationaliste, il connaît une fascination pour les grands empires, y compris ceux qu'il doit combattre. Cette époque marque le début pour lui d'une crise existencielle, qui va bouleverser ses habitudes intellectuelles. Il ne supporte plus la « vie ordinaire » qu'il mène alors à Rome. À vingt-trois ans il décide de mettre fin à ses jours.
Avant d'exécuter la sentence qu'il s'était lui-même rendue, il lit un texte bouddhiste. Ce qu'il ressent alors, il l'assimile à une illumination. « Qui prend l'extinction comme extinction, et une fois ceci fait pense à l'extinction, réfléchit sur l'extinction, et se dit : “mienne est l'extinction” et se réjouit de l'extinction, celui-là ne connaît pas l'extinction » disait le texte. Ce suicide avorté sera une vraie mort pour Evola, mort à l'art et à la poésie qu'il a abandonnées en 1921 et 1922; et une naissance à la philosophie à laquelle il va désormais se consacrer. L'intérêt de cet auteur italien pour les traditions orientales se révèle alors pleinement. Dans L'uomo come potenza (L'homme comme puissance) apparaît une conception du « moi » inspirée du tantrisme : le « moi » s'identifie au monde perçu, et inversement, pour se fondre dans l'Unité. L'attachement au monde sensible constitue le « voile de Maya » déjà mentionné par Schopenhauer (Evola a assurément mieux compris les doctrines orientales que le philosophe allemand), qu'il faut enlever pour s'unir au Soi.
Evola se lie à cette époque à de nombreux cercles « ésotéristes » romains de tous bords. En 1924, il commence à se mêler de politique et participe à l'écriture de Lo Stato democratico (L'État démocratique), un texte à la fois anti-fasciste et anti-démocratique. Il fonde le groupe « UR »,en 1927, groupe de recherches sur les traditions extra-européennes. Un an plus tard il écrit un ouvrage qui va le rendre célèbre en Italie : Impérialisme païen (Imperialismo pagano). Il y attaque très violemment le Christianisme et se tourne vers le Fascisme, dans une volonté de retrouver la grandeur romaine antique. Cette époque est également marquée pour lui par la lecture intensive de l'œuvre de René Guénon. C'est sous cette influence qu'il quitte les thèses extrémistes d'Impérialisme païen pour revenir à la considération de la Tradition, et fonde la revue La Torre. On peut lire dans un éditorial de cette revue qu'elle est destinée à « défendre les principes qui pour nous seraient absolument les mêmes, que l'on se trouve dans un régime fasciste, communiste, anarchique ou démocratique. En eux-même, ces principes sont supérieurs au plan politique ». La revue n'est pas du tout appréciée par le régime fasciste, et à cette époque Evola doit se protéger avec un garde du corps lors de ses déplacements.
C'est à cette période que paraissent plusieurs essais sur le symbolisme traditionnel : La Tradition hermétique (La Tradizione ermetica, 1931), Masque et visage du spiritualisme contemporain (Maschera e volto dello spiritualismo contemporaneo, 1932), Le Mystère du Graal (Il Mistero del Graal, 1937) et en 1936 Le Mythe du Sang (Il Mito del Sangue), où il expose les conceptions de la race dans l'Antiquité et les théories racialistes du XVIIIe siècle, et qui sera suivi de Synthèse de Doctrine de la Race (Sintesi di dottrina della razza) en 1941. Il prend contact et fait participer à sa revue de grands auteurs, comme René Guénon, Paul Valéry, Gottfried Benn, etc…
En 1934, Evola avait publié son œuvre la plus célèbre, Révolte contre le Monde moderne (Rivolta contro il mondo moderno), où il décrit la déchéance du monde moderne, annoncée par les traditions antiques.
Dans ses œuvres, Evola met souvent l'accent sur l'unité spirituelle entre les civilisations allemande et italienne (du fait de cet amour pour l'Allemagne il avait déjà changé son prénom en Julius). Il prend contact en 1938 avec le roumain Cornelio Codreanu. La figure aristocratique d'Evola est appréciée par le régime, même si sa non-adhésion au parti fasciste lui crée des problèmes. En 1940, cela l'empêche même de s'engager sur le front soviétique où il voulait combattre.
En 1942 il publie « le Mythe du sang » où il développe son antisémitisme forcené, qui n'est pas racial, si l'on ne s'en tient qu'au vocabulaire, mais qui en a tout l'esprit et la logique. Pour préciser : son antisémitisme est « non-racial » en ce sens qu'il considère que les juifs ne forment pas une race pure, au sens biologique, moderne donc, et pas plus que les peuples européens, du reste, qui ont été mélangés au cours de l'histoire. Mais ils forment cependant une entité à part, qui mérite d'être distinguée, néanmoins, une entité culturelle en somme. L'Antisémitisme de Julius Evola n'est pas exactement racial, au sens classique, étant donné le sens qu'il donne au mot de race, pure, qui serait une affaire de sang, selon ceux qui croient à cette fantaisie. Et bien qu'il oppose les juifs aux dits « aryens » et bien qu'il soit un partisan de l'établissement par la guerre de la supériorité qu'il appelle aryenne et bien qu'il soit partisan de la destruction des juifs, il s'agit plutôt d'un anti-judaïsme total, guerrier, forcené, tout aussi déterminé que celui des nazis, dont il partage et soutient le projet d'élimination des juifs. Mais moins pour des raisons de race, que pour des raisons de spécificité culturelle, religieuse, en un mot : pour le monothéisme en somme, qu'ils ont apporté à l'humanité et qu'il exècre. C'est ainsi qu'il peut prétendre soutenir l'existence d'un être juif éternel, constant et nocif depuis les origines, et dont les caractéristiques tiennent au judaïsme, qui a été inventé, affirme-t-il, pour dominer les autres peuples et les détruire. Evola est un antisémite moderne, en somme, puisqu'il est partisan de la destruction totale des juifs au profit des dits "aryens", adoptant une logique et un vocabulaire racistes, mais pour des raisons classiques, historiques, c'est à dire par antijudaïsme, mais avec le radicalisme moderne du racisme.
Hormis cette réserve sur le mot race par quoi il se distingue des théories raciales racistes nazies, il partage toutes les accusations et tous les délires sur les juifs qui furent le lot des nazis et qui se trouvent dans le Protocole des Sages de Sion, célèbre faux, œuvre de la police secrète du tsar, au tout début du XXe siècle, et qui fut la référence de la propagande nazie. Celle-ci contribua à sa diffusion systématique, le plus largement possible, après lui avoir repris toute son inspiration. De ce faux (dont il n'ignore pas que c'en est un), Evola déclare que peu importe l'authenticité, parce qu'il dit la vérité, à savoir un complot mondial, un pouvoir secret, un projet de domination mondiale, de destruction des sociétés que les juifs pourrissent de l'intérieur, qu'ils détruisent comme un virus ronge un corps sain, qui apportent avec eux la dégénérescence, etc. - soit tous ces thèmes qui fournirent exactement l'inspiration de la propagande nazie et qui accompagnent le racisme biologique.
Evola fait paraître en 1943 La Doctrine de l'Éveil (La dottrina del risveglio), une étude sur l'ascèse bouddhique, à laquelle il continue à s'intéresser en parallèle à ses préoccupations politiques. En quelque sorte, l'éveil bouddhique et le réveil de la civilisation déclinante par la faute de la modernité, sont associés dans son esprit. Il est touché par un bombardement lors d'un passage à Vienne en 1945 qui le laissera paralysé des membres inférieurs. Il passera plusieurs années à l'hôpital.
Il faut dire que s'il se trouvait à Vienne à ce moment, c'est qu'il avait quitté l'Italie fasciste qui l'intéressait moins pour son projet et pour ce qu'il s'y passait, que l'Allemagne nazie, dont le projet était à ses yeux plus grandiose et plus prometteur, car plus ambitieux et plus radical. Evola se trouvait à Vienne, également pour remplir une mission pour les SS et pour Himmler, pour les quels il avait une grande admiration, et qu'il servit. Ses pensées sur les intérêts respectifs de l'Italie et de l'Allemagne, à l'égard de leurs traditions respectives, et aussi quant au présent, se trouvent exposés dans un texte de 1942 « Pour un alignement politico-culturel de l'Italie et de l'Allemagne » où se lit clairement l'admiration de Evola pour le national-socialisme, et la supériorité de ce dernier sur le fascisme.
Malgré ce qui est formulé dans « le Mythe du sang » l'adhésion de Evola à l'idéologie raciste du nazisme est explicite dans ce texte : on y trouve une apologie de l'aryanité et une admiration pour l'audace national-socialiste qui ose reprendre et réanimer l'esprit aryen et germain des origines. Il dit bien, même, que le caractère a-scientifique et idéologique des thèses racialistes et racistes ne lui échappe pas, mais ne constitue pas pour autant une objection qui pourrait leur être faite -malgré leur caractère erronnée, par conséquent. Ce qui est à comprendre dans la ligne de ce qu'il pense du faux que constitue « le Protocole des Sages de Sion » mais qui doit être tenu pour vrai, affirme-t-il, même si son authenticité est peu vraisemblable. Autrement dit son irrationalisme ne se cache pas, s'il s'agit d'une nécessité pratique qui doit l'emporter sur la raison, selon sa logique de pensée -ou sa logique politique faudrait-il dire plutôt- qui consiste à soutenir qu'un texte, une idée, même contraires à la science, à la raison et à la connaissance factuelle, et bien qu'intenables de ces points de vue, sont malgré tout valides et doivent être tenus par conséquent pour vrais, à la mesure de leur intérêt (ou utilité) politique et pour l'action. Car « une quantité d'idées, qui seraient considérées comme des fantaisies sans valeur scientifique par les "chercheurs" (mot mis entre guillemets par Evola) de nos universités, jouent un rôle très important, politique et éthique, dans la nouvelle culture germanique et inspirent des directives précises pour la formation systématique de la jeunesse ».
Une idée doit être acceptée à la hauteur de son utilité pour l'action et pour la conviction des masses. En politique Evola professe un pragmatisme cynique et un triomphe de la force qui décide de la vérité.
Pour Evola l'efficacité en acte vaut pour critère de vérité : si une idée est utile elle est vraie, quel que soit l'avis des esprits savants et quels que soient les arguments rationnels qui pourraient l'invalider. Arguments rationnels, dont on voit en quelle peu d'estime il les tient, comparés à l'apologie de la force. On a affaire à une pensée de la force pure. La force prime sur l'esprit. Et c'est la force d'une idée qui fait sa vérité. Une idée est vraie parce qu'elle est opportune et utilisable au service d'un objectif qui requiert la force.
Aucune restriction à la violence qui triomphe sous le règne du nazisme, ne se trouve sous la plume de Evola. A vrai dire la seule critique que Evola ait à adresser au national-socialisme, c'est que celui-ci n'accomplit pas son programme, à savoir, dans le domaine juridique, la création d'un nouveau droit public allemand, anti-positiviste et inspiré par l'idée raciale - qui remonte , affirme-t-il, aux origines « aryennes » et « germaniques » (mythiques, qu'il leur assigne). Mais en vérité, le national-socialisme n'a pas su réaliser son programme, telle est la seule critique que formule Evola face au nazisme triomphant. C'est pourquoi le problème juridique est finalement réduit à la simple hygiène raciale, affirme-t-il dans sa critique qui voudrait voir s'accomplir un véritable nazisme, pur et radical, à savoir radicalement tourné vers la restauration de l'origine (mythique).
Pour l'État, il en va de même selon l'idée critique de Evola. Sa réalisation ne coïncide pas avec le principe proclamé, à savoir que la légitimation du Führertum (direction par le Führer) devrait résider uniquement dans le Volk (soit le peuple au sens ethnique). Evola déplore encore que ce que réalise le nazisme, - soit un nationalisme déterminé, par le moyen d'un Etat hyper-autoritaire et fort -, ne correspond cependant pas aux formes originaires aryennes et germaniques qu'il voudrait voir accomplir, en guise de renouveau allemand. Car Evola identifie le droit germain au droit romain ancien (ce dernier qu'il distingue lui-même de sa version libérale moderne): et qu'il caractérise par la présence d'un Rex d'origine divine, au-delà du chef exceptionnel (Dux, Imperator, ou Heretigo) élu par consentement et acclamation. Le chef politique comme dieu incarné ou figure divine des anciennes théocraties, est en somme son idéal.
Bref, comme intellectuel ayant rallié le nazisme (plus profondément encore que le fascisme), Evola adhère aux principes du national-socialisme, et déplore ses réalisations, qui selon lui se trouvent toujours très en-deçà des principes proclamés, pas assez cohérentes, pas assez radicales, rapportées aux principes.
On pourrait le définir comme le théoricien d'un national-socialisme « pur », ou comme un partisan d'un « national-socialisme » idéal et plus radical, qui ait la force d'accomplir ses principes et de triompher pour établir la culture germanique, païenne, à laquelle il aspire.
En somme, nourri de bouddhisme, il partage, mais en partie seulement, avec Heidegger et Carl Schmitt le dessein du réveil de l'Allemagne et de la renaissance de la germanité, contre la modernité c'est à dire contre l'américanisme et le communisme tout à la fois. Entre les Russes et les Américains, le national-socialisme est supposé inventer une troisième voie, celle d'un empire européen germanique et païen, ni capitaliste, ni socialiste, sous la conduite de l'Allemagne. Mais à la différence des deux auteurs précédents, Evola, voit le destin de l'Allemagne dans un retour à ses origines mythiques et à ses racines anciennes mythifiées, une Allemagne revenue à ses fondements germaniques et romains antiques, retrouvant sa fondation théologique ancienne, plus que théologico-politique (chrétienne). En cela, sur la question du théologico-politique, il se distingue complètement de Carl Schmitt à qui il s'oppose. Et en tant qu'il adhère à une mythologie des origines et un retour à celles-ci,il est aussi éloigné que possible de Heidegger. Evola se nourrit en effet, d'une mythologie des temps du paganisme a-politique (non grec), c'est à dire des temps des figures théologiques d'avant le judaïsme et le christianisme, d'avant la politique au sens grec, et à côté et en dehors de la tradition juive et chrétienne. Il adhère à une mythologie païenne qu'il trouve chez les « anciens Germains » et dans le bouddhisme, tentant un syncrétisme audacieux. Syncrétisme où le mène à la fois son refus de la politique au sens grec, soit la démocratie et le règne de la loi, ainsi que son refus de la civilisation issue du judaïsme et du christianisme, qui enseigne à ne pas croire en la seule force humaine, parce que la justice est plus forte que la force, et qui apprend par conséquent à croire en la force de la faiblesse, si elle a pour elle la justice, et apprend donc la possibilité qu'il y a pour le faible de vaincre le fort. David contre Goliath, ou la figure du Christ, résument cette sagesse. Evola, lecteur de Nietzsche, inspiré du bouddhisme, se trouve aux antipodes de cette sagesse et en vint à admirer le nazisme et croire en son avenir, mené par son paganisme exacerbé (ou exalté ?), son désir mythique de grandeur et de force.
Blessé lors d'un bombardement Evola restera paralysé jusqu'à la fin de ses jours. Il n'en reste pas moins un penseur influent de l'extrême-droite néofasciste italienne. Il sera arrêté dans le cadre de l'affaire du Front d'action révolutionnaire et accusé de reconstitution du Parti fasciste. Il sera blanchi de toute accusation dans cette affaire. Par la suite il donnera des armes idéologique au groupe Ordre nouveau et à des fraction du Mouvement social italien.
À partir de 1953, son influence sera grandissante et on le présentera comme un "Marcuse de droite".
Il écrit en 1958 Métaphysique du Sexe (Metafisica del Sesso), où il reprend ses études sur le symbolisme, ici étendues à de nombreuses traditions avec pour point d'ancrage l'acte sexuel.
En 1961, il publie Chevaucher le Tigre (Cavalcare la tigre) qui contient de nombreuses critiques du monde moderne, en continuation avec ses précédents ouvrages.
Il meurt le 11 juin 1974.
Les principaux livres de Julius Evola ont été traduits en français et sont disponibles aux Editions Ars Magna et aux Éditions Pardès, revanche sur le destin, ou renaissance, qu'accompagne et provenant de son rejet de la modernité en crise.
La pensée de Julius Evola se présente comme éminemment guerrière. Ayant pour toile de fond l'adhésion à la métaphysique commune à toutes les traditions antiques, les écrits d'Evola font toujours ressortir l'aspect « héroico-guerrier ». Y compris dans ses interprétations symboliques, le penseur italien se consacre à retrouver la présence de la caste militaire, qu'il entend placer au sommet de la hiérarchie sociale, négligeant la présence de la caste sacerdotale et sa suprématie naturelle. Sa pensée peut se définir comme influencée par à la fois Guénon et Nietzsche, pourtant fondamentalement incompatibles. Evola tire de Guénon le fond de la doctrine traditionnelle et de Nietzsche l'apologie des valeurs aristocratiques, la défense des valeurs guerrières, ainsi qu'une hostilité au Christianisme, pour autant qu'il le considère comme nuisible à la vie et devant être critiqué du point de vue du principe de la vie (même si cette critique n'est pas appliquée par Evola à toute ascèse — notamment l'ascèse bouddhique).
23:20 Publié dans ECRIVAINS et PENSEURS | Lien permanent | Commentaires (0)
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